Le Agbada : Et si on affirmait notre identité culturelle à travers nos tenues traditionnelles ? (Tome 2)

Dans ce billet, je mets à l’honneur le Agbada, une tenue traditionnelle béninoise. Ce pourquoi j’accorde à cette tenue ce numéro d’article, c’est à cause du port de cette tenue à Porto-Novo, capitale du patrimoine historique du Bénin, qui est constant d’ailleurs. Comme dans le billet précédent, je répondrai aux questions : que peut-on savoir, quand et comment porter le agbada. Et bien évidemment, je ne manquerai pas de donner mon humble avis.

Que peut-on savoir du agbada

Le agbada (en langue yoruba) est une tenue traditionnelle porter par les peuples islamiques du bénin. C’est surtout une tenue traditionnelle des peuples islamisés de l’Afrique de l’ouest et de l’est. Le agbada se regroupe en trois pièces, contrairement au Bomba. Une camisole aux manches longues ou courtes selon le modèle voulu, un pantalon et un boubou au-dessus qui s’arrête un peu en dessous de taille avec des manches courtes et bien larges. Autrefois, le boubou qui était mis au-dessus descendait jusqu’aux genoux et même plus. De nos jours, cette tenue est aussi adoptée par les femmes car c’était une tenue d’hommes.

Comment porter le agbada

Ce genre de tenue ne privilégie pas un certain type de morphologie, comme le Bomba (c’est à croire que les tenues africaines sont faits pour tout les types de morphologies). Le agbada se coud selon le tissu, les manches de la camisole et la longueur de la taille du boubou. Pour le choix des accessoires, il conseillé de choisir les perles royaux. C’est plus assorti.

Quand porter le agbada

Le agbada s’apparente plus à un look de fête. Le port de agbada s’observe plus sur les grandes occasions (cérémonie, baptême, anniversaire, mariage traditionnelle…). Cependant, ceux qui aiment la tradition en font un look bureau (personnalités politiques surtout)

Mon avis

Si je disais que je n’aime pas cette tenue je mentirais car c’est une tenue royale et j’aime me sentir reine. Personnellement j’adore les tenues traditionnelles béninoises,  afin la plus part. En tout cas je ne sais pas s’ils y a des tenues béninoises que je déteste.  Et cet amour pour les tenues traditionnelles me vient tout droit de mon village qui se trouve justement à Porto-Novo. C’est un peu la raison pour laquelle je me suis penchée sur cette tenue d’ailleurs. Le agbada se porte en majorité par les porto-noviens car ce sont des yoruba. Et le port de cette tenue continue d’être présent jusqu’à nos jours.

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crédit photo: Mukadji

Je ne parlerai pas de déception par rapport au port de cette tenue, car la jeunesse africaine en général porte cette tenue – surtout celle musulmane qui reste fidèle à ‘’notre chose’’.  Même si ce n’est pas tout les jours que les sieurs et dames l’arborent, les grandes occasions nous rappellent qu’on ne s’est pas éloignés pour autant de notre identité culturelle.

crédit photo: Pinterest

Publié par Germhona

« Je n’ai pas l’étoffe d’un créateur, simplement j’adore les fringues. Je ne suis jamais allée dans une école de design, je ne sais pas dessiner, ni coudre des patrons. Mais je peux raccourcir des choses. Je peux littéralement faire une robe avec une écharpe ». S’il y a bien une citation de mode qui me décrit c’est bien sur celle de KATE MOSS. Pour faire court, le seul langage que je comprends c’est la mode. Je suis sur qu’avec une bonne douche de mode, je peux presque arranger toutes choses.

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